Première approche du montage son

Deuxième semestre, j’attaque le montage son avec mes étudiants. Nous écoutons Daniel Deshays qui nous parle du paysage sonore.

Je m’appuie sur les différentes composantes de la bande son d’un film : les musiques, les ambiances, les bruitages, les dialogues, les voix-offs, le silence. Trop souvent oublié, le silence permet aussi de travailler la tension, la poésie, l’envol. On a parfois tendance à ajouter des sons alors qu’il faudrait en enlever.

Je parle des nombreuses découvertes que l’on fait en salle de montage dans les associations sons/images. Des conséquences pour le montage image d’un ajout ou d’un retrait de matière sonore. On accepte des longueurs de plans différentes si la bande son est musicale, riche, narrative ou simplement plaquée.

On explore le montage multipistes puis le pré-mix. Tous les outils sont là pour mon TP préféré : re-sonoriser un extrait de film muet.

A partir d’un extrait du film l’aurore, re-créer une bande son cohérente. Voici l’exercice réalisé par Camille, tout en finesse. Et celui de Fabien qui prend le contre point.

 

 

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Le paysage sonore par Daniel Deshays

« C’est donner à entendre, en faisant surgir tour à tour des éléments différents et en organisant justement le parcours de ces surgissements.

Le temps est bien pour nous, c’est ça notre chance au son, c’est qu’on travaille avec le temps. Il ne faut pas penser qu’un paysage c’est une constante continuité où toutes les choses coexisteraient en même temps.

Il faut le penser en tant qu’intéret que l’on porte à une chose, puis à sa disparition parce que l’on porte intérêt à autre chose. Nous pensons sans cesse en choisissant des éléments, puis en partant sur autre chose.

Et c’est cette succession de choix qui fait qu’au final il y a production d’un paysage. »

Daniel Deshays – ingénieur du son