Plus long le chat dans la brume

Ce blog a donné naissance à ce livre !

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Voici des très beaux retours de lecteurs. Merci à vous !

DES MONTEURS

J’ai fini de lire « Plus long le chat dans la brume » et j’ai adoré. Je m’y suis retrouvée dans tellement d’anecdotes de montage, je me disais « mais oui c’est ça, c’est ce que je fais aussi ! » J’ai rigolé en lisant notamment les notes étranges que l’on peut écrire lors d’un visionnage, les petits voix intérieures aussi quand on parle aux plans etc… mais chut je n’en dis pas trop pour ceux qui ne l’ont pas encore lu. Merci pour ce livre, c’est toujours plaisant de lire des écrits à ce sujet !

Je vous souhaite un très joli succès avec cet ouvrage,

Bonne continuation. 

A.

 

Je l’ai dévoré en deux soirées et contrairement à ce que je pensais de prime abord, la lecture continue me semble préférable à une lecture discursive car le livre est remarquablement construit. J’aime beaucoup les citations qui résonnent avec le texte. Un beau travail de montage donc ! Le côté journal, les dialogues, tes interrogations et découvertes rendent très vivant notre métier, à milles lieux d’un discours en surplomb. PS : je ne désespère pas de te faire changer d’avis sur les jumps cut ! PS2 : j’imagine que tu as vu que « mentor » est l’anagramme de « monter » ?! 

T.

 

Ça a été un vrai plaisir de lire ton livre.

Tout ceux que j’avais lu avant, écrits par des monteuses (ou monteurs) m’avaient forcément intéressée mais, souvent, je n’avais que le plaisir de reconnaître un monde qui m’est proche. Je trouve que toi tu as su faire autre chose de moins concret sur le métier, plus poétique et plus subtil. C’est très joli, vivant et enthousiasmant. Et j’aime aussi beaucoup les illustrations. Et ce titre qui m’intriguait… Bravo !

V.

 

Je viens de vous lire, très agréablement. Sur le fond, bien sûr, tout ce que vous dites est clair et juste (particulièrement la relation à 2 autour du film), j’ai apprécié aussi votre écriture, vos titres, les rythmes de la mise en pages. Les dessins sont très beaux, je remarque, p.125, quelque chose d’inquiet dans l’oeil de l’intuition… à suivre…

D.

 

DES REALISATEURS

Il est bien, ce livre. Ne serait-ce que parce qu’il est un anti-manuel de montage. On avance à pas feutrés, procédant par impressions et sensations plutôt que par recettes de cuisine au gramme près. Les vraies questions sont vécues (raccord, musique, guillotine, chaussette, rôle du temps, de la durée, hésitations, liste non-exhaustive) plutôt qu’exposés, avec toujours la nuance d’incertitude qui permet au lecteur de comprendre que chaque situation, bien que classique, est un cas particulier dont il est impossible de tirer des lois générales. C’est comme ça qu’on apprend, en balayant l’atelier pendant que les artisans suent sang et eau malgré tout leur savoir…

Vu ainsi, le montage ressemble beaucoup à l’art du bouquet. On prend la brassée de fleurs, on en déplace une ou deux, on reprend l’ensemble à bras le corps, on hésite, on recommence et tout d’à coup l’équilibre apparaît. Et ça ressemble beaucoup aussi à l’accordéon : on souffle, on étire, ça rallonge, ça aplatit, et l’harmonie en sort.

À part ça : on adore faire des ours ! On commence par se peigner un bel ours d’une demi-heure, genre, puis on le met au régime, il ne fait plus qu’un quart d’heure, puis on lui dit d’aller se faire lécher et il ressort de là en ne faisant plus que trois ou quatre minutes. À chaque phase le jeu consiste à éliminer tout ce qui n’est pas indispensable à la compréhension tout en veillant bien à ne pas pasteuriser le résultat. 

A & JF

 

DES ETUDIANTS EN CINEMA

Je lis les premières pages et j’ai l’impression d’être en possession d’un cadeau précieux. D’une pépite de vie. De… C’est assez magique. C’est un concentré de pensées brutes de…

Une suite de petites choses qu’on a pas envie de gâcher. Un peu comme un sachet de chocolat : c’est délicieux. On voudrait les déguster autant qu’on a envie de tout manger d’un coup. De passer de l’un à l’autre autant que d’en profiter. Je déguste donc. Avec patience et impatience confondu. Avec plaisir. C’est même plus qu’un plaisir. Un délice. Les deux premiers textes, et je fais une pause, pour faire durer le plaisir. C’est la première lecture et je pense que ce ne sera pas la dernière.

Les premiers mots et déjà je suis emportée. Dans un tourbillons d’anecdotes, de ressentis, de pensées. Un tourbillon d’extraits de montage. Et une pensée me vient comme une évidence : « Moi aussi je veux vivre ça ». Tu réussi à transmettre ta passion avec un talent indéniable. C’est magique. Je m’y remet.

L.

 

Je viens de finir Plus long le chat dans la brume… ce livre me suivra sûrement très longtemps. A peine était achevée la dernière page que j’avais envie de m’y remettre, pour comprendre à nouveau l’essence de sa réflexion, de son travail et sa vision du cinéma, qui est si justement pensée et imagée. Je vais le faire lire a mes camarades Cine-sup qui, je pense, l’aimeront beaucoup. C’est à la fois pour nous une foule de conseils et une manière d’apprendre à aimer plus fort la confection d’un film. Je t’avoue qu’à la moitié du livre, j’ai levé les yeux et pensé « et pourquoi je ne passerais pas Femis montage, plutôt ..? »

Un grand merci!

E.

 

DES AMIS

Les mots justes et précis d’une belle écriture, musicale, rythmée, visuelle… sincère.

Un début qui résiste un peu, se dérobe, me perd même parfois… et un peu comme les montages dont tu parles, un motif qui se dessine lentement, au fil des pages, à force de petites touches, une mélodie discrète et entêtante comme ta passion pour ton art … et je finis par me laisser prendre, t’accompagner, aimer…

F.

 

Je viens de finir ton livre, et j’ai passé un très bon moment, Mille mercis.

Brillant et poétique, philosophique, sensible, et même pragmatique. Un livre philosophique.

J’ai pris quelques notes, les voici, brutes, en vrac. Page 35 : Christian Bonnefois, dis aussi que ces mains agissent toute seule, et que parfois il les regarde faire. Page 42 : le spectateur devra croire / la vérité universelle de l’art decrite dans le rire de Bergson, quant il fait la différence entre le drame et la comédie, page 69 : la seule voie possible, page 92 : tu fais vraiment de la boxe ???? Page 107 : ce n’est pas vraiment tricher, il m’arrive de déchirer un dessin en 2, et de le recoller avec une variation de quelques dixièmes…comme on ne sait pas dire pourquoi, ce sont les mains qui agissent, alors moi je dis que c’est parce que je ne sais pas dessiner…, page 123 : la pensée nait du doute, page 126, le moment fort du livre, rien de pire que de perdre confiance, la boussole, l’intuition, je sais pourquoi je travaille avec toi, c’est aussi une philosophie de vie. Ce livre d’ailleurs est en quelque sorte une philosophie de vie. Page 137 plus long…page 144 cette page me dit comment tu as pu recevoir ma description de l’expo de So Lewit chez Roppac,  vas y ! Page 147, je ne suis pas sur d’être d’accord : quand on enlève trop tôt les échafaudages, c’est comme un acte suicidaire….page 159, très juste, on est du côté du choix ou du deuil. Comme urbaniste je ressens ça très fortement. Je suis toujours du côté du choix, mais quand je perds un concours je suis toujours du côté du deuil, et c’est très douloureux. page 160 dans une brasserie ce sont les levures sur les murs qui font le parfum et la saveur, enfin page 165 : je ne pense pas q’Ulysse soit revenu, et je crois que dans ses insomnies Penelope tissait jour et nuit, et pas son tissage s’est reconstituer l’image apaisante du disparu. C’est encore une histoire de deuil, mais un deuil surmonté.

A.

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