Le sandwich au pain

On a failli s’étouffer avec notre sandwich au pain ! (©monréal)

Un bon gros sandwich de 52 minutes, bravo à ceux qui termineront sans indigestion ! (notre prod à rendu l’âme)

La peur du silence ?

L’ampleur historique et artistique du sujet ?

L’envie de tout dire ?

La qualité littéraire d’une voix off à « canaliser » ?

La dimension (prouesse) « technique » chronophage et trop astreignante ?

Les nombreuses contraintes que nous imposent les archives ?

La trop grande rigidité de notre outil de travail ? (rendez-moi mon FCPX svpppppppppp !)

Certainement un peu tout cela.

Mais heureusement après l’étouffement, trois toussotages et un bon café, on a retrouvé notre énergie et notre tandem.

1- se concentrer sur le montage (le travail sans assistant ça se paye aussi, parce qu’un monteur et un réalisateur qui font tout biinnnnn ils ne montent pas vraiment, ils gèrent…).

2- enlever. alleger. désépaissir. Le grand avantage d’avoir une plume et des ambitions éditoriales : c’est l’élégance et la qualité, le petit défaut qui va avec c’est de les canaliser : on ne parle pas comme on lit.

3- rire. s’amuser. rebondir. créer. faire baisser le niveau de pression permanente, le pire ennemi de la créativité. faire équipe. être solidaire. dialoguer et avancer ensemble.

La pression d’un visionnage anticipé nous a fait perdre tout ce qui fait un film : penser que la technique est primordiale sur les enjeux narratifs et émotionnels.

Je ne le dirai jamais assez, et l’époque n’est malheureusement pas très propice à cela : respirons ! faisons respirer ! le film est comme une communion entre ce qu’il donne et ce qu’il nous laisser trouver.

Ce soir, à 5,5 semaines de montage, je le dis enfin : le film est là. Il est né ce matin (dans la douleur, voir l’angoisse). mais tout va mieux, on accouche.

 

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