Le raccord slip !

Coupez-moi ce slip ! On doit croire que le comédien est nu !
Quoi de plus tue-séquence qu’un caleçon à pois découvert sous les draps alors qu’il ne devrait pas être là ?

Hop ! Un coup de rasoir. Plus de caleçon. Un homme nu !

Une anecdote qui m’évoque deux choses :

1- parfois les raccords sont guidés par la nécessité de faire disparaître un objet, un défaut dans le plan, et c’est alors une contrainte assez frustrante pour les monteurs mais qui soulage aussi (on n’est pas maître de tout ces petits choix à l’image près ! On a parfois un guide). C’est aussi grisant d’avoir ce sentiment de pouvoir créer à partir de l’existant. Je fais croire à quelque chose parce que c’est mieux pour le film. Je transforme !

2- il y a des slips qui dérangent et d’autres pas ! En effet, le dit caleçon est gênant sous la couverture mais en fin de séquence quand mon personnage se lève, j’accepte tout à fait son caleçon. La cohérence se joue dans l’esprit du spectateur fonction de la scène, de son enjeu et de ce qu’on veut faire croire / penser / ressentir. 

Petite magie (et amusement) du montage !

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