Rejoignez les monteurs associés !

Au plaisir de vous y retrouver !

capture-decran-2016-09-25-a-21-55-21capture-decran-2016-09-25-a-21-55-33

Publicités

Le chat qui voyage… 2

J’espère que mes lecteurs ne me tiendront pas rigueur de partager avec eux les très jolis retours que je reçois, mais comme vous le savez, j’aime tellement les jolies choses.

Merci beaucoup Aline, Leonor, T. de vos retours très chaleureux.

« J’ai fini de lire « Plus long le chat dans la brume » et j’ai adoré. Je m’y suis retrouvée dans tellement d’anecdotes de montage, je me disais « mais oui c’est ça, c’est ce que je fais aussi ! » J’ai rigolé en lisant notamment les notes étranges que l’on peut écrire lors d’un visionnage , les petits voix intérieures aussi quand on parle aux plans etc…mais chut je n’en dis pas trop pour ceux qui ne l’ont pas encore lu 😉
Merci pour ce livre, c’est toujours plaisant de lire des écrits à ce sujet !
Je vous souhaite un très joli succès avec cet ouvrage,
Bonne continuation. »

« Je lis les premières pages et j’ai l’impression d’être en possession d’un cadeau précieux. D’une pépite de vie. De… C’est assez magique. C’est un concentré de pensées brutes de…
Une suite de petites choses qu’on a pas envie de gâcher. Un peu comme un sachet de chocolat : c’est délicieux. On voudrait les déguster autant qu’on a envie de tout manger d’un coup. De passer de l’un à l’autre autant que d’en profiter. Je déguste donc. Avec patience et impatience confondu. Avec plaisir. C’est même plus qu’un plaisir. Un délice. Les deux premiers textes, et je fais une pause, pour faire durer le plaisir. C’est la première lecture et je pense que ce ne sera pas la dernière.
Les premiers mots et déjà je suis emportée. Dans un tourbillons d’anecdotes, de ressentis, de pensées. Un tourbillon d’extraits de montage. Et une pensée me vient comme une évidence : « Moi aussi je veux vivre ça ». Tu réussi à transmettre ta passion avec un talent indéniable. C’est magique. Je m’y remet. »

« Je l’ai dévoré en deux soirées et contrairement à ce que je pensais de prime abord, la lecture continue me semble préférable à une lecture discursive car le livre est remarquablement construit. J’aime beaucoup les citations qui résonnent avec le texte. Un beau travail de montage donc ! Le côté journal, les dialogues, tes interrogations et découvertes rendent très vivant notre métier, à milles lieux d’un discours en surplomb. PS : je ne désespère pas de te faire changer d’avis sur les jumps cut ! PS2 : j’imagine que tu as vu que « mentor » est l’anagramme de « monter » ?! »

 

Le raccord slip !

Coupez-moi ce slip ! On doit croire que le comédien est nu !
Quoi de plus tue-séquence qu’un caleçon à pois découvert sous les draps alors qu’il ne devrait pas être là ?

Hop ! Un coup de rasoir. Plus de caleçon. Un homme nu !

Une anecdote qui m’évoque deux choses :

1- parfois les raccords sont guidés par la nécessité de faire disparaître un objet, un défaut dans le plan, et c’est alors une contrainte assez frustrante pour les monteurs mais qui soulage aussi (on n’est pas maître de tout ces petits choix à l’image près ! On a parfois un guide). C’est aussi grisant d’avoir ce sentiment de pouvoir créer à partir de l’existant. Je fais croire à quelque chose parce que c’est mieux pour le film. Je transforme !

2- il y a des slips qui dérangent et d’autres pas ! En effet, le dit caleçon est gênant sous la couverture mais en fin de séquence quand mon personnage se lève, j’accepte tout à fait son caleçon. La cohérence se joue dans l’esprit du spectateur fonction de la scène, de son enjeu et de ce qu’on veut faire croire / penser / ressentir. 

Petite magie (et amusement) du montage !

Lettre à celle qui m’a fait aimer les jump cut

Tu avais lu mon livre (cf : je n’aime pas les jump cut) et pourtant, toi qui les adore, tu m’as dit allons-y.

En douceur, tu m’as fait tailler les plans, les retailler, les re-retailler, et j’ai monté en jump cut.

J’ai fait des coupes garçonnes à tout tes plans. J’ai taillé des bonsaïs dans la jungle majestueuse de ta matière. J’ai haché-menu, méticuleusement, réduisant tes plans à ce rythme effréné qui nous « captive ».

Tu me disais :
– là ! Un zoom.
– là ! Deux secondes.
– là ! Ce geste.

Et j’ai coupé, coupé, coupé.

Je dois confesser que j’y vais encore en cachette par deux fois quand tu n’es pas là, le temps d’apprécier le bon coup de ciseau !

Je suis loin d’être une serial-coupeuse, mais j’ai pris de ton geste, de ton intention, de ta griffe, douce et perçante.

Les roches

Erreur du correcteur orthographique ou faute de frappe ? Plusieurs échanges sms où nous nous parlons « des roches ». 

« J’ai branché le disque dur et copié les roches dedans ». 

Les rushes deviennent des pierres, des cailloux, de la roche, de la matière solide et ancienne. C’est assez vrai pour ce projet dont les images ont parfois 14 ans.

Monter des roches moi ça me plait bien. J’adopte.