In the mood for slow motion

Magnétique, puissant, sensuel, le ralenti au cinéma me fascine.

Il y a le ralenti qui épouse la rythmique des corps, et montre ce que d’avantage on ressent dans la vie : la différence entre le temps réel et le temps perçu, fragment d’une demie-seconde qui s’éternise et s’étire à l’infini, dans la souffrance, dans la peur, comme dans la béatitude.

Le ralenti comme une oeuvre musicale qui embrase les corps et y souligne le désir. Contemplation et fusion suprême d’une musique, d’une gestuelle ou d’un corps qui se meut et s’émeut avec grâce.

Le ralenti qui permet de déguster. De jouir pleinement d’un moment tant attendu dans le film.  On contemple et partage en symbiose avec les personnages un moment pleins.

Et puis il y a celui de la distorsion du temps qui fait apparaitre la beauté cachée des perceptions intimes et infimes. Un regard, une posture, un geste, un instant dans l’instant dans le fragment de la seconde…

Sublime temps suspendu d’Adam Magyar :

Adam Magyar, Stainless – Xidan (excerpt)

Offrez-moi, s’il vous plait, des plans à ralentir…. ralentir…. ralentir… jusqu’à trouver le point qui fera vibrer la corde émotionnelle du coeur des spectateurs.

A revoir…

Melancholia, Lars von Trier

In the mood for love, Wong Kar Wai

Les ralentis chez Wes Anderson

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