L’impossible vision

Quelle étrange sensation de regarder un film qu’on a monté !

Que ce soit lors d’une projection, lors d’une diffusion ou bien des années plus tard, le hors champ persiste.

Je parle du hors champ du travail. Celui qu’on est le seul à connaître.

Toute l’histoire du film en salle de montage qui défile dans nos têtes en même temps que le film lui-même.

Pour chaque coupe, on sait ce qui l’a motivée, et même souvent on se souvient des alternatives. Pendant que le film se déroule, nous reviennent les discussions plus ou moins animées, les regrets, les batailles. Les abandons.

Le film défile en plusieurs dimensions pour nous : celle de l’écran et celle de son histoire. Chaque plan a sa raison d’être et on le sait. Il nous le raconte. Mais personne d’autre ne le voit. En tout cas pas de cette manière.

Cela n’empêche pas les émotions. Heureusement. Mais le film ne nous devient malheureusement jamais « étranger ». Mais il arrive qu’il nous surprenne et ça, j’adore.

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