Les limites de la machine et le retour au papier

Pour la première fois j’expérimente le travail sur un tableau. Je veux dire un grand tableau, comme un tableau d’école.

Cela m’intéresse d’ailleurs de croiser nos pratiques si d’autres monteurs l’utilisent. Pourquoi ? Comment ?

Devant l’immensité de la matière sur le documentaire d’Anaelle Godard (70h de rushes, 10 entretiens…), je ne vois qu’une solution pour donner un peu de concret à tout ça, et faire un bilan du derushage : coller des post-it.

Une manière d’inscrire les choses et de pouvoir regarder un ensemble.

Faire le bilan des séquences clés. Étudier nos points d’accords et de désaccords. Analyser nos sensations.

Les jaunes pour les séquences « en béton armé », les roses pour les entretiens, les verts pour les séquences secondaires ou de transitions.

Puis on reclasse tout à la fin par grandes catégories : lieux / personnages / déambulations / événements.

Ainsi on colle et on décolle. On insert. On coupe. On remplace. Et on parle… Une répétition générale en quelque sorte.

Note pour plus tard : il faudrait interroger les monteurs sur l’utilisation des outils secondaires que sont le papier, les cahiers, les tableaux, les colonnes, les stabilos, les transcriptions… Quid des différentes méthodologies de travail ? Et pour quels projets ?

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3 réflexions sur “Les limites de la machine et le retour au papier

  1. J’utilise aussi les tableaux. Mon bureau en est rempli. J’ai un penchant pour les pinces aimantés que je préfère au post-it.
    Je me rends compte également que mon étape primaire en montage, ce que vous nommez « répétition générale », et finalement la même que celle pour mes écritures. J’ai les mêmes outils et les mêmes réflexes… Que ce soit pour un montage ou pour l’écriture d’un scénario, je passe mon temps à déplacer des bouts de papiers remplis de notes, des photos…

  2. oui mais pour ma part quand t’es vraiment dans le montage t’arrêtes de regarder les petits bouts de papier…Ton monde se développe sous tes mains à l’ordinateur et toute la création se fait là.

  3. Pingback: Je ne fais jamais d’ours (ou presque) | Journal d'une monteuse

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