Par soustraction

« Pendant des années, j’ai eu une perception chirurgicale du montage. Il y avait une table d’opération. Des ciseaux, de la colle, des gants. Il y avait un corps qu’on opérait. Ce corps était le mien. On m’enlevait des bouts de chair ou de nerf ici et là. Ca se faisait le plus souvent malgré moi, rarement avec mon assentiment. Mais dans les deux cas, souffrances à l’appui.

On ne fabriquait pas un film, on m’enlevait un film. (…)

Toute la violence du montage se rassemble dans ce processus de transformation du cinéaste en spectateur – l’effet de cette violence, son fruit, étant le surgissement du film. »

Jean-Louis Comolli – Montage comme métamorphose 1994

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