Lussas 2012

Je vais pour la première fois aux Etats généraux du film documentaire. Sur fond de nature 5 salles de cinéma improvisées dans le village proposent des projections généreuses (jusqu’à 4h de projections pour une seule séance).

Mon séjour, malheureusement trop court, me permet d’assister à quelques-unes d’entre elles.

Mes coups de coeurs :

« Rouge » d’Alice Heit, un court-métrage plastique qui dépasse largement son sujet à coup de plans inventifs et poétiques, ultra féminin et engagé.

« Toujours mort, enfin vivant » de Richard Frank, un film d’art où corps et image ne font plus qu’un et où la bande son permet cette symbiose (quasiment aucune voix, un apparent silence au service de la rythmique du corps). Il y a là aussi un modèle du genre de l’utilisation du son-fréquence, à montrer à mes étudiants.

et « Café noir et cheveux rouge » de Milena Bochet. Un documentaire immersif tout à fait étonnant dans sa (non)narration.
Note pour plus tard : aller interroger la réalisatrice à ce sujet.

Le cinéma sans voix off est fort, puissant, il rend curieux. Curieux des manques.

À Lussas, les raisins frais remplacent les pop-corns. Chaque spectateur, muni de sa petite barquette de fruits, va et vient grignotant petit à petit les énormes grappes de chassela. Ici tout se partage : sa table, son programme, ses impressions… son raisin.

J’ai aimé Lussas.

 

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